Le MieL est dOuX...

Mercredi 27 février 2008
J'ai la bagatelle pour atèle
Indomptable gazelle
Dévorant le ciel
De mes années les plus belles

Saule en selle
Pleureur d'arc-en-ciel
Seul pour celle
Qui restera belle
Devenue celle
Que mon coeur appelle

Un coeur d'hirondelle
Une âme un peu frêle
Aux dessins isocèles

J'ai la bagatelle
Pour atèle...
Par MieL
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Lundi 25 février 2008
Un frisson me parcourt.

Je pense à elle.

Ce bureau est juste un peu trop froid, un peu trop étroit, pour contenir mon âme vagabonde, pour me contenir moi. Je dépasse, je déborde, je m'enfuis, je m'envole. Prisonnier de ces stores protecteurs, toujours baissés, je n'ai d'autre choix que de torturer mon clavier. Mes yeux fatiguent, mon cerveau enfle. Je me sens sec et fatigué. Et pourtant nous sommes en milieu de matinée... Seulement. Le temps est ici perfide, sans doute courbé par l'armée de travailleurs unanimement tournés dans le même sens, pédalant vaguement de leur énergie molle pour faire avancer la déesse suprême entreprise.

Je flotte entre deux mondes, parallèle aux êtres qui m'entourent, qui m'indiffèrent mais me perturbent. Ils s'agitent, s'énervent, communiquent, inconscients, aveugles et bornés. Ils galopent, traînent de réunion en café en clope, se vautrent dans leur inutilité flagrante et m'enveloppent de leur apathie sournoise. Moi, je recule, j'observe, j'écoute, j'interprète. Je suis consterné. Je m'interroge tout en trompant l'ennui, repoussant les assauts incessants de la contagion. Ils sont tellement prévisibles. Un bétail ordonné et hypocrite. Une chaîne. J'en suis un des maillons, par faiblesse. Le pire, malgré mes dissidences, étant que je suis sans doute un des maillons forts, si seulement il en existe.

Ma concentration s'évapore...

Nuage sombre et rayon de soleil.
Cliquetis intempestifs et odeurs vagabondes.
Ma bouteille d'eau à moitié pleine, à moitié vide, trône devant le téléphone toujours silencieux. Mes doigts ralentissent. La musique lancine... Les gens passent, bonjour, repassent, claquent, rebondissent, ineptes baudruches dégonflées, insipides, conformes.

Un frisson.
Un coeur qui gonfle, qui se remplit, doucement, il n'est plus habitué, il est encore un peu fragile.
Une pensée, des pensées, toutes mes pensées.
Elle.
Ses yeux... Elle me sourit. Je ferme les yeux.
Je pense à elle...
Par MieL
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Samedi 12 janvier 2008
Si les dieux sont émus nous le sommes aussi
Etreints par la peine qui consumme nos ailes
Petits anges déchus cherchant leur paradis
Petits morceaux de haine assaillis par la grêle

Etonnés ébahis connivence mystique
Il est parti sans moi que n'étais je présent
La tristesse s'écrit devient beauté unique
Juste encore une fois pour le voir simplement

Sous les nuages sombres abruti de chagrin
Un homme cherche son ombre en dehors du chemin
Un ange cherche ses ailes abattu par le vent

Les sentiments trop froids le regret éternel
S'étendent se déploient en cet être trop frêle
Goûtant les larmes miel d'un souvenir d'enfant

Par MieL
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Vendredi 7 décembre 2007

Un obscur étrange me mange
Dérange
Me démange.
Qu'on me procure un ange
Qu'on en ôte la fange
C'est l'amour que je venge.

Voir sans savoir
Croire sans l'espoir
Boire les écarts.
L'âme est un écritoire
Le renouveau se fait lavoir
Un monde à part
Construit sur le pouvoir
De croire...

Face au mur net de toute fracture
Envahi par les mûres
Mon coeur masure
Plus fragile qu'un vieux fémur
Pleure un hiver trop mûr
Prend l'espoir pour musculature
Digère les cassures, les périodes dures
Qui durent
S'assure contre les engelures futures.

Voir ou savoir
Croire en l'espoir
Boire les écarts.
L'âme est un écritoire
Le renouveau en est le lavoir
Un monde à part
Construit sur le pouvoir
De croire...

Libéré de tout fagot
Un être nouveau
Un ange parmi les plus beaux
Gravit les côteaux
Brûle les écriteaux
Vers celui qui attend plus haut.
Qui lit ce panneau
Ce brûlot
Partage les mots
Oublie ses maux
Ceux qui font couler l'eau
Au fond d'un regard grelot.

Voir et savoir
Croire pour l'espoir
Boire les écarts.
L'âme est un écritoire
Le renouveau en est le lavoir
Un monde à part
Construit sur le pouvoir
De croire
En son regard...
 



Par MieL
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Lundi 3 décembre 2007
Et si un jour, et si, juste pour voir ma foi
Emprunt de dérision j'abandonnais tristesse
Alexandrin par ci alexandrin par là
Sonnet et précision pour toucher l'allégresse...

Farandole inutile, enchevêtrement futile
Les mots innondent, l'improvisation gronde
Ils sonnent un peu pour rire
Cherchent le sourire
Chassent ces fantômes
Inquisiteurs, envahissants
Et dévoilent quelques arômes
Novateurs et grisants

Et si un jour, une fois, c'était facile
D'un instant oublier l'obscurité habile
Le temps qui file
Pour goûter au subtil
Juste aux sensations tactiles
Juste aux victoires minimes
Au bonheur magnanime

Et si aujourd'hui, et si tout était infime
Même l'infâme
Infini fané
Face aux forces intimes
A la volonté féroce
D'un petit être que son passé cabosse...
Par MieL
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Vendredi 30 novembre 2007
Un cycle m'envenime. Il déploie sans relâche
Le clair et le léger en mon esprit confus,
La peste et la vermine, une ombre qui me fâche,
L'espoir illuminé, rythme le temps perdu.

Je suis un être instable accablé de contraires
Cherchant sa direction, par les vents balancé,
Un rocher dans le sable une étoile de mer
Offert à l'érosion esclave des marées.

Mon humeur s'évapore ou bien se cristallise
Précipite encore mes ardeurs à sa guise
Un jour les liquéfie le suivant les sublime.

L'étreinte est féroce la diabolique emprise
Empreinte de force ne se veux pas soumise
Et rythme ainsi ma vie. Un cycle m'envenime.
Par MieL
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Vendredi 30 novembre 2007
Les mots me hantent, l'apathie m'enveloppe. Des images me traversent, des phrases incomplètes, mais ne restent pas. Les mots sont là, acrobates déjantés incontrolables.
Je vois la vie en vers, soupçon d'intouchable.
Je vois la vie en prose, touche d'insoupçonnable.
La tourmente gronde et je sonde chaque parcelle de mon âme que le chaos morcelle.
Tout s'entortille tout s'envole, je suis un champ de myrtilles où les oiseaux convolent.
Le fugace y cotoie l'éternel, l'ombre caresse la lumière, l'espace cherche le temps.
Ma volonté vacille, fragile. Esquif de pacotille, visiteur d'ennui, l'inspiration manigance, entreprend puis reprend, me méprend, m'envahit, me fuit.
Une brume insondable s'étend parfois, mes yeux humides ravivent la foi, nourrissent le brouillard.
Je nage en plein désert, la solitude me vénère, pâle lueur de réverbère.
L'océan se retire, devient mer. Le calme précède la tempête, la mélancolie déchaîne les vents, fouette les goélands. J'effraye les passants, par hasard, par bonheur, par pudeur.
Le chaos bouillonne, terrasse ce petit bout d'homme, me traverse, transperse et change la donne.
Les mots s'écoulent, ces larmes coulent, la vie déroule devant moi cet étrange vaisseau, fascinant.
Incendie d'interdits, de non-dits, mon chaos noir sur papier blanc...
Par MieL
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